FASe - Rapport Annuel 2022

Un Bachelor en option animation socioculturelle est l’assurance d’un emploi aux premières loges de l’évolution des quartiers dans un développement urbain en plein essor. Favoriser le pouvoir d’agir au sein des collectivités place l’animation au cœur des enjeux essentiels de la démocratie participative. Si ce métier se réduit souvent au cliché de l’animateur et de l’animatrice de camps de vacances, il se situe pourtant dans un champ de compétences exigeant, pointu et demandant une grande agilité en termes de compréhension des mécanismes sociaux. Dès lors, l’enseignement doit également être à la hauteur de ces enjeux. CURSUS À LA POINTE L’option animation de la Haute école de travail social de Genève (HETS) s’inspire du modèle Team Academy, développé en Finlande et appliqué dans une trentaine de hautes écoles dans le monde. Il propose une approche disruptive en regard des modèles pédagogiques traditionnels. Les étudiantes et étudiants ne sont plus assis sur leur banc d’école mais deviennent les acteurs et actrices de leur formation. Coaché·es par un corps enseignant engagé, les étudiant·es développent leurs compétences et les apprentissages dans un modèle favorisant la créativité, l’expérimentation et l’art de décider – ceci notamment à travers le travail en équipe. En 2023, l’option a vu son effectif s’agrandir, passant de 17 élèves en 2022, à 24. Chiffres fort enthousiasmants pour la formation des futur·es professionnel·les de l’animation. MULTIPLES FACETTES L’option animation s’applique à valoriser le métier et son importance dans le paysage social genevois notamment autour des valeurs démocratiques et émancipatrices. En effet, l’animation socioculturelle «vise à organiser et à mobiliser des groupes et des collectivités en vue d’un changement social. Elle s’exerce sur la base d’une participation volontaire et dans un cadre démocratique faisant appel à la notion de citoyenneté. » 1 Les professionnel·les de l’animation ont pour mission d’intervenir sur « le développement du lien social là où il est rompu ou risque de l’être, notamment en situations de crise» (Joëlle Libois, p.75 2). Pour cette mise en œuvre, ils/elles sont les médiateurs et médiatrices entre différents niveaux comprenant les acteurs sociaux, la structure étatique et la société civile. Avec ces caractéristiques du métier de l’animation socioculturelle, il importe de former spécifiquement les étudiantes et étudiants à saisir la complexité de ces niveaux et de leur articulation. SUR LE TERRAIN La HETS a connu une transformation profonde par la mise en place d’un nouveau plan d’études cadre (PEC20), entré en vigueur en septembre 2021. Dès lors que le fil rouge des modules est les mandats de terrain, le corps enseignant collabore étroitement avec des partenaires externes, tels que: la FASe, la FCLR, la Fondation Aigues-Vertes, les communes, des EMS… Le but : proposer des conditions au plus proche de la réalité de travail en animation. Pour chacun de ces mandats, les étudiant·es sont en lien avec des professionnel·les qui les accompagnent dans la réalisation d’un diagnostic social et d’un projet. Ils/elles découvrent et expérimentent différents champs de l’animation et les liens avec ses divers publics. Ainsi, chacun et chacune met en pratique les outils de médiation et de diagnostic social, la participation et la colEn vigueur depuis 2021, le nouveau plan d’études (PEC20), dispensé par les quatre hautes écoles de travail social de la HES-SO, propose désormais trois options (service social, animation socioculturelle, éducation sociale). Retour avec deux enseignantes sur l’option animation socioculturelle. L’OPTION ANIMATION SOCIOCULTURELLE DE LA HETS : L’APPRENTISSAGE D’UN MÉTIER INDISPENSABLE, COMPLEXE ET PASSIONNANT 30 RAPPORT ANNUEL 2022, ANALYSE

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